VERO VANDEGH

Je suis graveuse...

Et souvent focalisée sur l'humain, les expressions, les émotions et les relations entre humains.
Partant d'une sensation, d'une expression, d'un croquis, d'un personnage, je m'attache à l'ambiance et aux traits. Ensuite, les formes, les noirs, les blancs, les formes intérieures, les extérieures, se répondent. Pendant la création, l'image se transforme, fluctue. Essais, erreurs, propositions picturales se succèdent jusqu'à l'image qui me touche.

Une image en suit une autre, sans réflexion intellectuelle. Ensuite, il y a des mots rassemblant des images entre elles. Des visions plus claires de suite d'images, d'approfondissement de thèmes, de récurrences, des séries.

« Traits d'union », « Mains », « Tarot », « Danse », « Retournements », « Pattern », « ici ».. « suspendus »,...

 

Galerie

Cette sélection présente des gravures aquatintes, datant des 12 dernières années. Elles sont imprimées sur papier Zerkall (coton) à 10 exemplaires (sauf la série des"suspendus" qui sont des gravures sur tetrapak imprimées à 5 exemplaires maximum)
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Côté technique

Pour créer une aquatinte, je dessine sur le zinc avec la gouache. Le zinc est lisse. Je peins, je frotte, j'attends, je repeins, je frotte à nouveau, je joue avec les formes, les masses de noir et les zones blanches. Corps et décors. Je peins je frotte encore jusqu’à l’image qui m'émeut. Un jour deux jours trois jours.
Je protège les blancs et les noirs s’écaillent ; l’image devient négatif. J'y fonds des grains de colophane. Morsure chimique qui creuse entre les grains, formant des niches à encre, profondes pour les noirs.
La plaque est prête. Je l’encre d'un noir intense qui entre dans les creux et glisse sur le métal lisse. En jouant avec l’encre, je crée l’ombre et la lumière.
Moment magique et mécanique, j’imprime : papier et zinc passent entre les rouleaux serrés de la presse.
Premier tirage. La gravure a un rythme qui me ressemble...
Pour créer une gravure sur tetrapak, je dessine au marqueur sur le tetrapak jusqu'à obtenir l'image qui me plait. Là aussi, je joue avec les formes, efface, trace, recommence, corrige, cela prend plusieurs jours. Ensuite, je grave à la pointe et arrache la couche lisse de ce que seront les masses de noir. La "plaque" est prête et je peux imprimer, de la même manière que l'aquatinte. La matrice étant plus fragile, le nombre d'exemplaires est très réduit.

 

Presse

"Arrêt sur image...

Au plus près du sujet, dans un plan resserré d'ombre et de lumière, dans un contraste tout en douceur, une scène qui pourrait être le point culminant d'un conte d'aujourd'hui, cet instant où le destin reprend la main, où se tourne une page. Moment figé porteur d'une mémoire enfouie dans les vides et les pleins de l'image, moment sensuel aussi d'abandon et de rêverie. Il y a dans ces gravures un mouvement qui s'annonce, l'espoir de quelque vibration qui viendra donner du sens, et justifier tout ce qui a précédé l'image. Un moment suspendu qui déjà bascule, et que l’artiste saisit avec maestria. Un travail à suivre, ce qui est d'autant plus envisageable que Vero Vandegh est notamment représentée par trois galeries : la galerie DS à Bruxelles, la galerie Christine Colon à Liège et la galerie Eric Dumont à Troyes (10)."

B.L. Pour MIROIR DE L'ART, n°59, novembre 2014.

"Côté Images. Vero Vandegh.

Elle est graveuse et – elle nous le dit – elle aime les histoires. Les siennes et celles des autres. Histoires d’amour, de couples, de passion, de fusion, d’émotion.
Au premier abord, les images de Vero Vandegh peuvent susciter l’étonnement, voire un trouble, un malaise devant ce qui est manifestement inspiré par des êtres véritables, «des humains de chair, donc de désir et d’émotions ressenties, dont elle traduit le bouleversement » (Michel Voiturier).
Et puis, dans une formidable soudaineté, les images s’imposent. Le sujet est présent, affirmé. Il s’agit de la femme, ou de l’homme ou des deux, de ce qui les rapproche, de ce qui les préoccupe. Vero Vandegh nous parle fort bien, et très simplement, de tendresse, d’érotisme, de corps à corps, de la quête que l'on mène avec l'autre ou avec soi même. De fantasmes. De survie. De la mort qui attend, tout au bout, inéluctable.
C’est parfois une simple balafre. Brute. Concise, voire elliptique, sans détail inutile, la forme se précise alors, se dérobe, s’arrondit, se casse, se recrée en profonds aplats noirs ou en espaces clairs, où le sujet n’existe plus que par le contour... Et la silhouette de l’un(e) se fond dans l’autre, le colonise, disparaît. On frôle l’abstraction mais tout est dit, même ce qui semblait ne pouvoir l’être. Éclipse. Assaut permanent d’une masse contre l’autre, d’une clarté lunaire contre l’obscurité. L’œuvre de Vero Vandegh est questionnante, sensible, humaine. Attachante."

Georges Vercheval, pour le journal Culture et Démocratie n° 33, avril 2014. http://www.cultureetdemocratie.be/documents/Journal_33.pdf

"Rendre visible l'émotion...

Des êtres de tous les jours, des objets familiers composent l'univers de Vero Vandegh. Ses gravures saisissent d'imperceptibles sensations.
Les êtres dépeints par Vero vandegh sont des humains de chair, donc de désir et d'émotions ressenties. Pourtant ses gravures sont en noir et blanc. Pourtant son travail est en deux dimensions et évite toute exactitude trop réaliste. Malgré cela, elle parvient à traduire le bouleversement intérieur des gens.
Ce n'est pas le détail qui révèle chez Vandegh. Elle ne dessine pas les corps avec la précision photographique des portraits à l'ancienne. Sa technique ne s'y prête pas vraiment. Elle peint en noir à la gouache sur une plaque métallique. Elle travaille à gros traits, joue avec les masses pleines et les interstices vides. Du coup, ce travail a des affinités avec les ombres chinoises.
Elle saisit les attitudes, les mouvements, les regards qui trahissent les sensations. Les scènes qu'elle compose montrent des personnages en train de vivre un moment de leur existence. Ils sont saisis comme par un photographe qui aurait pris un instantané sans se préoccuper de l'identité de ses sujets.
Il y a quelque chose de fragile dans les allures, les relations des individus avec autrui. Les oeuvres vouées à l'érotisme ont une délicatesse qui les éloigne de la vulgarité pornographique, les rapproche d'une véracité humaine. Celles qui se rapportent à la vie quotidienne sont d'une simplicité dépouillée.
Le décor n'a qu'une importance secondaire. Il est moins capital que les gens qui l'habitent. Quidams, couples, familles, foule sont surpris sans fard. Ils apparaissent sans apprêt, au débotté. Soit dans des positions d'abandon tel que le sommeil, l'alanguissement sous les caresses, le bronzage à la plage. Soit dans des postures plus actives comme la danse, l'attente debout à un arrêt de bus, l'approche des peaux dans l'amour charnel.
Certains objets deviennent parfois des sujets. Ils sont alors traités en gros plan, focalisation qui ne dédaigne pas, ici et là, de friser l'abstraction. Caravane, cabine de plage, pantalon, braguette, soulier deviennent des motifs singuliers, au même titre qu'une bouche, une main, une jambe, une épaule."


Michel Voiturier, L'avenir, janvier 2011

Parcours

2022 - Louise DS Galerie, Bruxelles et Vence (F)
- Salon du Bon Vouloir Mons.

2021 - Louise DS Galerie Bruxelles.
- Galerie Christine Colon, Liège (B).

2020 - Galerie Eric Dumont, Troyes (F).

2019 - Louise DS galerie Bruxelles (solo)
- Salon du Bon Vouloir Mons.

2018 - Affordable ART FAIR Bruxelles, avec la Galerie Christine Colon.
- Louise DS Galerie, Bruxelles.

2017 - Louise DS Galerie Vence (F) et Bruxelles.
- Affordable ART FAIR Bruxelles, avec la Galerie Christine Colon.

2016 - Galerie Eric Dumont , Troyes (F).
- Galerie Christine Colon, Liège (B).
- Musée des Beaux-Arts de Liège avec la Galerie Christine Colon.
- Résidence d'artiste à Arteles, Finlande (merci Arteles et le WBI pour le financement).

2015 - Louise DS Galerie, Bruxelles.
- Salon du Bon Vouloir, Mons.

2014 - Louise DS Galerie, Bruxelles.

2013 - Lille Art Fair (F) avec la Galerie Christine Colon.
- Iwano Project FOUNDATION Novi Sad, Serbie.
- Galerie Christine Colon, Liège.
- Louise DS Galerie Vence, France.

 

2012 - Louise DS Galerie, Vence et Bruxelles.
- Galerie St Remy, Liège.</em>

2011 - Galerie Les Arts Derniers, Paris.
- Lille Art Fair(F), avec la Louise DS galerie.
- Gent-Linéart (B), avec la Louise DS galerie.

2010 - Galerie Eric Dumont à Troyes en France.
- salons d'art contemporains de Strasbourg -St-Art (F) et de Gent -Lineart (B) avec la Louise DS Galerie.

2009 - Museum of Contemporary Arts, Novi sad, Serbie.

2007 - Galerie Stara Kapetanija, Belgrade, Serbie.

2006 - Galerie La vitrine , Lille (F).
- Galerie L’atelier B, Vence.

2005 - Louise DS Galerie, Bruxelles.

2000 - 2002 et 2004 - Galerie Michel Vokaer, Bruxelles.

2001 - Lauréate du Prix Artistique International de la ville de Tournai 2001 (B).

Depuis 2004, artiste plasticienne intervenante en pédiatrie pour Le Pont des Arts, Bruxelles.

1989 - Fin d'études de gravure et de sérigraphie à l'école « Le 75 », Bruxelles.

 

Contact

Vero Vandegh: vero.vandegh@gmail.com
Louise Derumier: ds@louisedsgalerie.com